Quelle politique de santé

La santé ne se résume pas seulement  à  l’absence de maladie. Pour l’OMS c’est  » un état de complet bien-être physique, mental et social ».

A tort, on réduit généralement la santé des personnes à la maladie et sa prise en charge par les soignants. Mais ce qui n’est qu’une partie de la santé, reste essentielle et touche directement les malades.

Les gouvernements de droite et particulièrement Sarkozy ont rendu les patients en partie responsables du déficit de la sécurité sociale. Une franchise médicale à été mise  en place pour les « culpabiliser » de leur consommation médicale en particulier, la prise de trop de médicaments et trop d’arrêts de travail. Le système de soin a été vu par la droite comme un marché.

Une part importante du soin n’est plus remboursée que par les assurances complémentaires avec un reste à la charge des patients qui s’élève à 40% des frais médicaux. La solidarité de l’assurance maladie, issue du Conseil National de la Résistance, est mise à mal par le dogme de la rentabilité. Depuis dix ans, les responsables politiques des gouvernements Chirac et Sarkozy ont basculé le financement du système de soin sur les patients par leurs cotisations complémentaires, selon leur volonté de prise en charge, désir directement proportionnel à leur capacité de financement. Les plus riches opteront pour une couverture complémentaire presque sans limite (chirurgie esthétique, clinique de luxe type Hôpital Américain …) pendant qu’une grande partie de la population, par souci d’économies, va limiter le remboursement des prothèses dentaires par exemple.

L’hospitalisation privée  s’est logiquement recentrée sur le versant rentable de l’offre de soin (la chirurgie réglée, radiologie …), le secteur public devant s’occuper du reste …

Une réforme est indispensable. Elle doit être globale et sans dogmatisme. La bonne santé des gens est un sujet trop grave pour être  abordée dans l’urgence, en utilisant des solutions simplistes ou partisanes pour contenter l’un où l’autre !

Préoccupation prépondérante des français avec le chômage et le logement, le choix de la politique de santé du président François Hollande doit être ambitieux.

Nos sociétés, dites riches par rapport aux pays en voie de développement, vont accroître inévitablement leur budget pour la santé  (population qui vieillit car l’espérance de vie augmente, des outils diagnostiques comme thérapeutiques issus de recherche complexes vont coûter de plus en plus cher, développement d’une vraie politique de prévention) L’augmentation du coût de la santé est inévitable. Il faut bien évidement le maîtriser, augmenter son efficience et assurer son financement.

Une véritable réforme du système de santé doit se mettre en place à partir de l’individu, réforme qui associera enfin la prévention et le curatif.

La solidarité doit remplacer la politique de culpabilisation des malades et la privation de la prise en charge du soin.

L’objectif n’est pas de réduire les dépenses de santé, mais de mieux les utiliser afin d’assurer aux patients sur tout le territoire une prise en charge de qualité et de développer la prévention.

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