Pandas de Chine …

Condamné à vivre 10 ans dans un zoo français !

Deux pandas de Chine sont arrivés à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle  le 15 janvier. Un Boeing spécialement décoré  d’un portrait de panda, une flopée d’officiels et encore plus de journalistes étaient là pour l’accueillir.

Ils se nomment Rondouillard et Joyeuse, sont jeunes, à peine sortis de l’adolescence.

Gros titres dans les journaux, sur les radios et à la télévision.

La plus part des médias mettent en avant l’ampleur du projet, le coût du voyage (peut-être 750 000 euros) et le gigantisme  des installations construites (deux parcs de 1000 m² avec pour chacun une maison climatisée de 200 m²). Ces mêmes  journalistes soulignent l’importance de leur alimentation à base de bambou (30 kg par jour) et s’amusent de leur nécessaire surveillance  par un soignant  Chinois.

Cerise sur le gâteau, Gérard Longuet sur France Inter le lendemain matin a abordé le sujet en réponse à un journaliste qui modestement l’interrogeait sur l’intérêt d’une telle entreprise « oui mais ça va rapporter ! » a-t-il dit.

Monsieur Longuet n’est pas un brave vigneron de Pouilly sur Loire, peu au fait de la politique, qui commente au café du Centre  la qualité de sa dernière cuvée de Sancerre mais un sénateur, ministre des armées, ancien député, ancien conseiller régional, bref quelqu’un dont on aurait pu penser qu’il réfléchissait un peu avant de parler.

Personne, journalistes comme politiques n’ont relevé  l’absurdité  écologique que cela représente.

L’environnement doit rester  à l’écologie. C’est bien utile, lors des meetings politiques, pour satisfaire les électeurs mais le pragmatisme fait rapidement son retour.

Tout ça rappelle cruellement le Grenelle de l’environnement. De belles idées, des projets intéressants et puis les réalités économiques prennent le pas. Pour Sarkozy « l’environnement, ça commence à bien faire ». De nombreuses personnalités politiques très souvent de droite, et malheureusement parfois de gauche, sont persuadées que le risque écologique est accessoire face au dogme de la rentabilité et du profit.

Un peu de compassion pour nos pauvres pandas au surnom de beauf qui sont là 10 ans pour faire des bébés !

À raison de quelques rapports éclairs (30 secondes en moyenne) trois jours par an, notre couple de pandas n’est pas prêt d’être obligé de déménager pour cause de famille nombreuse.

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