Non à la dépénalisation du cannabis !

Fumer nuit gravement à votre santé

Débat récurant qui revient avec ses certitudes gratuites et son cortège d’inconditionnels défenseurs.

La France possède un taux de consommateurs parmi les plus élevé d’Europe. Hélas, nous sommes familiers avec le cannabis et connaissons tous des consommateurs occasionnels : amis, enfants voire nous même !  Cette consommation est ludique et intervient au sein d’une ambiance festive. Aucun ne se sent dépendant. Il parait que c’est moins dangereux que l’alcool. La preuve, certain pays l’utilisent pour soulager les douleurs de certains malades, alors …

“Et comme la prohibition de l’alcool aux Etats-Unis s’est accompagnée d’une augmentation de la délinquance, logiquement la dépénalisation du cannabis va faire baisser la délinquance liée au trafic“.

Ce raisonnement, largement partagé,  est évidemment utopique et trop beau pour être vrai !

La dangerosité du cannabis est due à son action sur la personnalité des consommateurs. Sa consommation peut être une porte d’entrée à l’usage de drogue dure, pour une minorité d’entre eux, mais c’est surtout la survenue de troubles psychologiques graves qui sont à redouter chez les plus jeunes en proie aux tumultes de l’adolescence.

Notre société privilégie le paraître, l’argent et la réussite tapageuse. Ces valeurs sont devenues indispensables pour certains. Un adolescent fragile, confronté à des frustrations, peut-être tenté d’augmenter sa consommation et de s’enfermer dans une dépendance. Cette période, naturellement mouvementée, est indispensable à la construction de sa personnalité. Le recours facile à un produit stupéfiant permet d’échapper aux situations de stress.  La vie est faite de frustrations qu’il faut savoir gérer pour l’aimer. Fumer quelques joints ne va ni faciliter le cancer du poumon, ni provoquer une crise cardiaque,  mais peut précipiter certaines jeunes fragiles dans un trouble de la personnalité grave.

La consommation d’alcool est souvent conviviale, faite d’échanges au sein d’un groupe. Son problème vient de sa consommation en excès  (binge drinking, éthylisme chronique) et ses dangers sont bien connus : cirrhose du foie, cancer de la gorge … mais aussi des comportements délictuels avec possible mise en danger de la vie d’autrui. Mais une consommation raisonnable n’a pas d’effets néfastes importants. Une consommation modérée de certains vins pourrait même apporter une certaine protection vis à vis des maladies cardio-vasculaire.

Penser que la libéralisation de la vente du cannabis va entraîner une baisse de la délinquance liée au trafic est une hérésie. La vente de cannabis n’est que la partie émergée d’un iceberg. Le cœur de métier des trafiquants est la drogue dite dure (héroïne, cocaïne, extasie …)

Le maintien de l’interdiction de l’usage du cannabis ne signifie pas qu’il faille impérativement revoir la politique de pénalisation.

Les vrais délinquants sont les trafiquants. Arrêter les consommateurs, évidemment beaucoup plus nombreux que les trafiquants, va faire du chiffre. Cette politique répressive va gonfler artificiellement les statistiques mais est totalement vide de sens quand au développement du trafic. Les forces de police auraient  intérêt à se concentrer sur le démantèlement des réseaux de drogue.

Ne pas condamner les utilisateurs, déjà pénalisés de part leur addiction, et interdire sa consommation sont complémentaires.

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