GPA, parlons en !

Élisabeth Badinter dans un entretien  avec la journaliste Isabelle Girard nous dit que s’opposer à la gestation pour autrui (communément appelé mère porteuse) est une attitude rétrograde.

Ces propos me semblent réducteur d’un problème qui mérite un vrai débat sans parti pris.
Elle a raison quand elle affirme que les femmes ne sont pas sous une dépendance hormonale qui ferait que, lors de chaque grossesse, un instinct maternel se développerait !

Mais il ne faudrait pas minimiser la relation entre une mère et son enfant dans les derniers mois de grossesse. Que certaines femmes le vivent avec indifférence et parfois hostilité n’enlève rien à l’importance de cette relation.

La vie très injustement a privé anatomiquement ou fonctionnellement certaines femmes d’utérus. Leur désir de grossesse est parfaitement justifié et la facilité technique d’implanter un de leur ovule fécondé au sein de l’utérus d’une autre femme rend illusoir l’idée de ne pas légiférer.

Mais éluder le problème financier est un faux fuyant dans une société où les inégalités augmentent. Aujourd’hui nous assistons à une marchandisation du vivant avec des couples prêts à payer très chère pour faire porter leur futur enfant par une autre.
Sylviane Agacinski développe parfaitement cette financiarisation qui améne une nouvelle forme de marchandisation du corps féminin.

Réfléchissons  sereinement, sans dogmatisme ni raccourci,  à mettre en place une législation qui garantisse d’abord la dignité de la femme et autorise, dans des situations  exceptionnels à clairement définir, le recours à une autre femme pour porter un enfant.

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