Élection pésidentielle

François Hollande arrive largement en tête du premier tour des élections présidentielles. Le message est d’autant plus fort que les français se sont massivement rendus dans les bureaux de vote.

Mais le score du front national nous interpelle tous. Presque 18% des électeurs ont glissé un bulletin dans l’urne. Glissé, car fait de façon discrète, sans en être fiers. Pour preuve, ils n’ont pas osé le dire aux sondeurs d’opinion. Pratiquement un électeur sur cinq.

Dimanche prochain, dans la queue à la boulangerie, vous y penserez et regarderez autour de vous. Un, deux, trois, quatre et puis  voilà le cinquième !  Alors très étonné, vous vous direz qu’il est comme tout le monde, banal, sans signe particulier. Et l’air peut être sympathique.

Il n’est pas comme ce monsieur Rémi Boursot qui, dans le Bien Public du lundi 23 avril, a commenté les résultats du premier tour des élections. Sa réaction, simpliste et méchante agrémentée d’une rhétorique limitée a le mérite de la clarté. Cet individu est un vrai militant Front National. Il en reste des authentiques. Ce sont en général les cadres et les élus du parti d’extrême droite.

Mais, heureusement, la majorité des électeurs du front national  sont très différents. Pas forcément politisés, ce sont des personnes qui ne se reconnaissent plus dans notre société. Ils ont l’impression que la solidarité ne marche pas pour eux. Seul existe l’assistanat chez leur voisin au chômage qui est d’origine étrangère.

Le plus grand nombre d’entre eux ne sont pas xénophobes, voire racistes. Mais cela témoigne, pour la plus part d’entre eux, de la perte de confiance dans notre démocratie. Les gens ont l’impression qu’on ne les écoute pas. Les élus politiques ont une grande part de responsabilité dans cette situation.

Mais le score historique du front national est le fruit d’une politique menée depuis cinq ans par Sarkozy.  Pour gagner les voix de l’extrême droite,  en prévision d’un second mandat, le président sortant a attisé  la peur de l’autre et divisé la société. Les vrais coupables de la crise, ce sont les faux chômeurs, les trop nombreux malades qui consomment trop de soins, les voleurs à l’assurance sociale et tous ces étrangers qui viennent profiter de notre système !

Par contre ses copains du CAC 40, qui échappent à l’impôt par des montages financiers abracadabrantesques dans les paradis fiscaux exotiques, que nenni. Non content de s’être augmenté de façon indécente par des conseils d’administration complaisants des fortunes par le jeu des stocks options, des primes de licenciement ou des retraites chapeaux, ils s’enfuient en Suisse pour surtout ne pas toucher à cette fortune qui va permettre à leurs enfants, voir petits enfants de vivre dans l’oisiveté.

Elle est bien loin la valeur travail tant mis en avant par ceux là même qui n’aspirent qu’à être rentier. Sarkozy lui même n’a t il pas annoncé son intention de ne plus travailler s’il n’est pas réélu !

Avec la crise actuelle, le pays a besoin de retrouver le sens de la solidarité. Les français doivent rester unis. Notre monde doit changer de paradigme, et replacer l’être humain au centre de notre société. Pendant deux semaines, nous devons nous mobiliser et aller parler aux gens, les écouter et dénoncer les mensonges affirmés à longueur de débats par les Jean-François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Xavier Bertrand, Éric Besson et consorts.

Jusqu’au 06 mai, nous devons rassembler, convaincre autour de nous, pour assurer une large victoire à François Hollande.

Le changement, c’est maintenant, la grandeur de la France en dépend.

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